Dossier



Et toi, la santé, comment ça va ?






« Quand on va vers un frère malade,
on y trouve le Christ »...


 


« J’étais malade et vous m’avez visité. »





...... aime à rappeler Danièle Déroche. Elle a été bénévole auprès des malades du centre hospitalier de Roanne pendant 22 ans, répondant à la demande du père Molière, alors aumônier du CHR.

"La large porte d’entrée de l’hôpital est automatique. Elle s’ouvre toute seule, mais il faut pour cela s’en approcher."
« C’est par ces mots parus dans notre journal en décembre 1977, que le père André Molière appelait des laïcs roannais à s’engager auprès des malades », rappelle Danièle Déroche. « J’enseignais alors les mathéma-
tiques au collège Albert-Thomas. Mes enfants étaient plus grands. J’avais accompagné mon époux décédé d’un cancer, toute jeune, lorsque les jumeaux, Philippe et Marie-Laure, nés trois ans après notre fils aîné Louis, n’avaient que 4 mois. Je pense que c’est ce qui m’a poussée à dire “oui” au père Molière. »
« Notre première rencontre a lieu le 8 février 1978. Huit candidats se présentent. Je me souviens de Christian Verjat et de Sylvana alors fiancés. Aujourd’hui, ils sont grands-parents. »
« Rencontrer les malades pendant la semaine, leur proposer la communion le dimanche, telles sont les premières directives. « Cela se passait alors à dans les services de Flandres – dont je devins bénévole responsable - et pasteur, dans les anciens bâtiments aujourd’hui démolis. Puis ce furent des visites dans l’Espace Jean-Bernard, inauguré en 93. Les messes étaient célébrées au rez-de-chaussée. On accompagnait les malades valides, on descendait par l’ascenseur les chariots ou même les lits de certains patients.
Nous pouvions aussi donner la communion à l’étage. »

« Se soigner pour le Christ »
Parmi ses souvenirs, Danielle Déroche évoque l’image d’une dame austère qui lui demande si elle est religieuse pour se permettre de remplacer le prêtre pour la communion. « Je lui réponds non. Enseignante dans un établissement public, je me suis engagée pour l’Église. Elle se radoucit. Je me souviens aussi d’une autre patiente qui se parait d’un châle élégant. Il faut se soigner pour le Christ ! »
Émue, elle raconte encore, sa visite auprès d’un jeune père de famille qui éclata en sanglots. « Il me confia : “j’ai peur de mourir ! ” ; “ Moi aussi »”,
lui ai-je répondu, ajoutant “c’est peut-être la souffrance qui vous fait peur”. »
« Donner la bonne réponse, ce n’était pas facile. Parfois, il valait mieux s’asseoir au bout du lit, ou sur une chaise plus près du malade s’il vous y invitait, et prendre simplement sa main en silence. »
« La bonne volonté, l’empathie, l’écoute, ne suffisent pas. Heureusement les bénévoles auprès des malades sont formés par des psychologues, des prêtres. Nous allions régulièrement à Lyon, pour cela. »
C’est à Pâques 2000 que Danielle a cessé son bénévolat à l’hôpital, pour elle « riche d’enseignement »
Et de conclure avec ses mots adaptés de l’Évangile  :
« Quand ton frère est malheureux et souffre, il y a toujours le Christ à côté de Lui. Faisons-nous tout petit pour nous glisser alors près de Lui. »


Santé physique et spirituelle


 

Faire un petit effort pour la Vie



Nous sommes tous, en grande partie, responsables de notre santé ; des principes de base devraient nous accompagner tout au long de notre vie : nourriture équilibrée, hydratation régulière, combattre les excès en tous genres, tabac, alcool, etc., vivre dehors le plus possible comme le faisaient nos ancêtres, aérer au maximum nos lieux de vie et, surtout, saisir toutes les occasions de bouger ; nous n’éviterons peut-être pas les aléas de la vie, mais nous pourrons retarder le plus possible la prise de médicaments omniprésente dans nos sociétés matérialistes pour nous faire oublier les conseils de bon sens et fragiliser un peu plus nos organismes.




Le service des malades dans la tradition chrétienne


 


A Roanne, dès 1317

Dès le début du christianisme, les premières communautés chrétiennes ont été attentives à la fois aux malades et aux exclus de la société, les pauvres, les étrangers. 



Contre l’addiction,
une aide à la personne


 


Recouvrer une vie normale, possible ?



Depuis tout temps l’humanité a eu recours aux produits pour aller mieux, que ce soit des remèdes médicinaux ou pour parfois se soulager des difficultés de la vie. Malheureusement, il arrive que ce qui peut être pris ponctuellement devienne une habitude et malgré certaines conséquences néfastes, persiste. C’est à ce moment-là que la notion de dépendance pathologique ou addiction prend place. Dans le bassin roannais, les principales demandes faites au centre d’addictologie tournent autour de l’alcool, du tabac et des drogues illicites entre héroïne et cannabis.


L’onction des malades,
sacrement de la tendresse de Dieu


 




Recevoir l'onction des malades

c'est accueillir le Christ souffrant



Le père Vincent Guibert a récemment écrit un livre sur le sujet de l’onction des malades – que l’on a longtemps appelé les derniers sacrements – qui explique l’esprit dans lequel cette onction est accordée.


Anny, une battante malgré ses épreuves


La main tendue et la main qui reçoit
resserrent les liens entre les personnes.



Un hallux valgus, vous connaissez ? Cette petite anomalie du gros orteil qui agace et provoque quelques gênes... Une simple opération bénigne permet généralement de retrouver une vie normale. Pour ce simple problème, Anny a pourtant subi huit opérations : d’erreurs en dysfonctionnements divers, par trois fois, sa jambe a dû se faire amputer.
Rencontre avec Anny « la battante ».





A Paray le Monial, la prière
pour les malades



Par la guérison, Dieu nous appelle

à être signes et témoins



Le père Benoit Guédas, le recteur du sanctuaire de Paray-le-Monial, anime chaque premier vendredi du mois une prière pour les malades dite aussi de guérison.
Alors que l’Église se montre sensible aux charismes de guérison et que cette pastorale catholique se développe dans les paroisses, nous l’avons interrogé.





"Oscar et la dame rose" :
un hymne
à la vie


Et si Mamie-Rose était un ange envoyé du Ciel ?



À l’occasion de notre dossier, nous vous invitons à vous plonger ou replonger dans le roman chargé de tendresse d’Eric-Emmanuel Schmitt, paru en 2002, adapté au théâtre et au cinéma. Un bain d’espérance.




Prière pour la santé





« Mon chemin, Seigneur, est parfois bien sombre.
Il m’arrive souvent de marcher dans la nuit.
Nuit de la souffrance ou de la maladie, nuit du doute ou du deuil.
Et je ne sais plus où je suis…
Toi, sans te lasser, tu m’appelles à la vie.
Tu me dis que je suis lumière.
Tu m’invites à faire jaillir la lumière
Par mes mains, mes regards de tendresse,
Et mes actes solidaires.
Permets que mon chemin de nuit s’éclaire,
et que pour d’autres, je sois lumière.